Eco-terrorisme : un mythe ?

EditoPublished mai 16, 2010 at 20 h 42 min No Comments

L'information, la première des armes

Une petite réflexion sur le « terrorisme » des actions illégales contre le spécisme (inspirée par ces deux textes « Aux USA comme ici, non à la criminalisation des dissident(e)s ! » et « Menaces sur le droit à l’avortement » par Anne Daguerre).
Une petite comparaison s’impose à la lecture de ces 2 articles :

- combat contre le spécisme : 0 victime humaine, des avancées significatives aux USA et en Angleterre, de nombreux sympathisants (le mouvement prend donc de l’ampleur et commence à causer de tels dommages économiques, que ce soit par le sabotage ou le boycotte, que les entreprises doivent en tenir compte).

- combat contre le droit d’avorter : dans les années 1990, 7 meurtres et 17 tentatives de meurtres, lors d’une manif, une pancarte portant l’inscription « coupables de crimes contre l’humanité est dévoilée » avec les coordonnées de 13 « avorteurs », qui seront obligés par la suite de vivre sous une protection policière permanente (ce ne sont que quelques exemples).

Mais que fait la police ?

—> pour les anti-droit d’avorter légalement : loi de 1994 garantissant le libre accès à l’entrée des centres IVG MAIS elle n’a aucun effet !

—> pour les anti-exploitation animale : « l’Animal Enterprise Terrorism Act » (AETA, loi sur le « terrorisme envers les entreprises utilisant des animaux » ) et ils sont considérés comme la deuxième menace terroriste après El Qaida (rien que ça !).

Après la « chasse aux rouges » du McCarthysme, l’heure est à la « chasse aux verts »: cette loi permet d’attaquer toute association exprimant des points de vue qui pourraient permettre ou justifier des actions contre les entreprises liées aux animaux, des restaurants aux entreprises pratiquant la vivisection. Toute structure, même légale, pacifique ou pacifiste, mais écologiste, peut désormais être accusée de terrorisme. Grâce à cette loi, le gouvernement a déjà condamné des organisateurs de la campagne « Stop Huntingdon Animal Cruelty (SHAC) » qui, pour avoir lancé un site web informant sur les pratiques de cette entreprise faisant des tests sur les animaux, purgent actuellement des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 6 ans de détention.

Ne serait-il pas temps de réfléchir aux raisons qui poussent d’une part certains gouvernements à une répression hors de proportion avec les délits commis et d’autres part à se demander pourquoi les médias français, si prompts à critiquer tout ce qui vient des USA, reprennent telles quelles des accusations, qui si elles sont un peu remises en questions, ne tiennent pas la route ?

Tout cela, ce ne sont pas que des concepts. Ces campagnes de désinformation, relayées avec zèle par les médias peuvent avoir des conséquences directes sur la vie des militant(e)s, sur la vôtre. Ainsi, en Autriche des militants sont en procès… pour rien :  tenez-vous informés sur le site de L214.

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