Semaine mondiale d’abolition de la viande, action devant le restaurant l’entrecôte

Actions Edito Spécisme et droits des animauxPublished février 14, 2012 at 0 h 45 min No Comments

http://www.meat-abolition.org/fr

Le thème de l’abolition de la viande a été débattu pour la première fois en France en août 2005 dans le cadre des Estivales de la question animale. Thème très controversé,  il soulève la question de la liberté individuelle de pouvoir choisir ce que son assiette peut bien contenir. Il est tres délicat de recadrer le débat, mais avec suffisamment d’arguments, les gens comprennent où nous voulons en venir. Aussi bizarre quez cela puisse paraître, les végétariens les plus convaincus sont également difficilement convaincu du bien fondé de cette cause.

Pour toutes ces raisons, je ferai tout d’abord un topo sur ma vision de cette campagne, vision partagé par la plupart des membres d’ACTA présents lors de l’action du samedi 28 Janvier.

Tout d’abords, il est étonnant de rencontrer des militants de la protection animale revendiquer l’abolition de la corrida, de la fourrure, des tests sur animaux ou du foie gras, souvent parce qu’on ne doit pas faire souffrir un animal sans nécessité, mais pas l’abolition de la viande. Je préciserai personnellement qu’il n’existe aucune façon noble ou morale de tuer un être qui ne le désire pas et n’en fait pas la demande, tout comme il n’existe aucune longueur de chaine qui soit humainement acceptable.

La consommation de la viande implique de priver un animale de sa vie, de sa liberté de choix, au même titre que le commerce de la fourrure, de la corrida etc. Nous n’avons aucun droit sur les êtres que l’on domine par la force, nous n’avons pas le droit d’exercer cette domination, que ce soit pour un jeu ou pour une consommation, de fourrure, de foie gras ou de viande.

La consommation de viande n’est pas un acte personnel, puisqu’il implique la privation des libertés les plus fondamentales que l’on accorde à certaines espèces animales.

« La consommation est immorale et doit par conséquent être abolie. »

En ce 28 Janvier, journée mondiale d’abolition de la viande, nous nous sommes retrouvés à 6 militants antispécistes pour tenir un stand d’information et interpeller les passants et clients de l’entrecôte. L’endroit n’était évidement pas choisit par hasard, le nom bien sur offrait une cible de choix pour souligner l’immoralité et l’horreur de ce massacre. Au-delà du nom, l’entrecôte et un de ces restaurants à la réputation enflée à l’instar du ventre d’un amateur de «bonnes chaires » et les gens y font la queue volontairement et en toute conscience pendant un temps interminable pour y manger du cadavre. Nous tenions ainsi un public captif, à l’attention nécessairement acquise d’office. Nous avons d’ailleurs pu constater certains regards et un grand intérêt des clients comme des employés du restaurant fassent aux réflexions que l’on pouvait tenir.

Nous avons pu vendre quelques livres, distribué plusieurs dizaines de tracts, et fait signer différentes pétitions, mais ce qui nous a le plus enthousiasmé était les longs et riches débats que l’on à pu engager avec plusieurs couples. Il est difficile de pouvoir parler raisonnablement philosophie dans la rue, à fortiori sur un sujet aussi délicat, mais ces couples auront très bien compris la réflexion antispéciste, l’immoralité de la privation de liberté ainsi que de la peine de mort infligée aux êtres sensibles. Certains omnivores ont même signés la pétition, geste qui m’a personnellement touché. Ces discours, très profonds et calmes auront montré à nos interlocuteurs ainsi qu’aux futurs clients de l’entrecôte que ce n’est pas par manque de réflexion que nous avancions cette campagne, mais que c’était par manque de réflexion qu’ils ne s’étaient jamais posé cette question.  Leur malaise était réellement perceptible et l’expérience extrêmement satisfaisante et concluante.

Il est évident qu’à l’avenir nous manifesterons de nouveau devant ce restaurant pour échanger avec les passants. Toute aide sera alors la bienvenue.

N.B : la consommation d’animaux, c’est 65 milliards d’animaux vertébrés terrestres tués pour leur chair, auxquels s’ajoutent des milliers de milliards d’animaux aquatiques. Pour la majorité d’entre eux, nous pouvons affirmer qu’ils aspirent à vivre, et vivre libre.

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