Le spécisme : une domination envers les autres espèces animales
Remettons en question la manière dont nous considérons les animaux !
Nous maltraitons et tuons des animaux par millions chaque jour. Pour justifier cela, nous nous sommes persuadé-es que leur vie et leurs souffrances ne valent pas grand-chose :« Ce ne sont que des animaux ! ». Leur mise à mort serait un mal nécessaire, il serait même « naturel » de tuer pour manger. Mais rappelons-nous que le même argument justifiait l’esclavage ou que les femmes n’aient pas le droit de voter. Il ne s’agit pas de « nature », mais d’habitudes !
Le spécisme, c’est comme le racisme, mais envers les animaux.
Pourquoi exploiter et tuer des animaux sachant d’autant plus que nous pouvons vivre bien et en bonne santé sans cela ? Par simple habitude ? Nous avons le choix de tuer ou non pour nous amuser, nous nourrir et nous vêtir.
Est-ce juste de torturer et tuer des taureaux dans des arènes ?
Est-ce juste de traquer et tuer pour le plaisir ?
Est-ce juste d’écorcher un lapin pour tester une crème anti-ride ?
Est-ce juste d’enfermer une poule toute sa vie dans une cage ?
Est-ce juste de tuer un chien pour en faire de la viande ?
Est-ce juste d’égorger un cochon pour en faire du pâté ?
Nous avons le choix de refuser la chair et le sang des animaux. Chacun de nos gestes peut être source de souffrance et de mort pour tant d’autres êtres sensibles. Partout dans le monde, des personnes refusent le spécisme et s’opposent à ce massacre.
Réfléchissez-y : leur vie est entre vos mains!
S’opposer à l’exploitation des animaux, ça ne date pas d’hier !
« Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s’entre-tueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l’amour. »
Pythagore (vers 580 et mort vers 490 av. J.-C, philosophe grec)
« Soyons subversifs. Révoltons-nous contre l’ignorance, l’indifférence, la cruauté, qui d’ailleurs ne s’exercent si souvent contre l’homme parce qu’elles se sont fait la main sur les bêtes. Rappelons-nous, s’il faut toujours tout ramener à nous-mêmes, qu’il y aurait moins d’enfants martyrs s’il y avait moins d’animaux torturés, moins de wagons plombés amenant à la mort les victimes de quelconques dictatures, si nous n’avions pris l’habitude des fourgons où les bêtes agonisent sans nourriture et sans eau en attendant l’abattoir. »
Marguerite Yourcenar (1903-1987, auteure française)
« La cause des animaux passe avant le souci de me ridiculiser. »
Émile Zola (1840-1902, écrivain français)
« Auschwitz commence partout où quelqu’un regarde un abattoir et pense : ce sont seulement des animaux. »
Theodor Adorno (11 septembre 1903 – 6 août 1969, philosophe, sociologue, compositeur et musicologue allemand).
« Les Français ont déjà réalisé que la peau foncée n’est pas une raison pour abandonner sans recours un être humain aux caprices d’un persécuteur. Peut-être finira-t-on un jour par s’apercevoir que le nombre de jambes, la pilosité de la peau ou l’extrémité de l’os sacrum sont des raisons tout aussi insuffisantes d’abandonner une créature sensible au même sort. (…) La question n’est pas: « Peuvent-ils raisonner ? » ni « Peuvent-ils parler ? » mais « Peuvent-ils souffrir ? » »
Jeremy Bentham (1948-1882, philosophe, jurisconsulte et réformateur britannique)
Les animaux de ferme ne sont plus que de la viande sur pattes. Transformés en aliments, ils sont conditionnés afin que disparaisse tout signe de leur nature. Au cours d’une enquête, on a demandé à des enfants des villes d’où venaient les oeufs. Du supermarché, ont-ils répondu. Mais avant, d’où venaient-ils ? Ils ont haussé les épaules. [..]
Nous vivons dans l’ère de la spécialisation, et les questions de vie et de mort sont gardés secrètement à distance. S’il fallait faire l’abattage nous-mêmes, les végétariens seraient beaucoup plus nombreux. Ceux qui nous vendent ces aliments s’en doutent, et c’est pourquoi la plus grande partie de la viande est exposée sous forme de paquets enveloppés de cellophane ou de nylon qui ne donnent pas le moindre indice de son origine animale. C’est une nourriture abstraite pour une génération qui préfère ne pas associer la viande qu’elle consomme avec les animaux dont elle provient.
Théodore Monod (1902-2000, naturaliste, explorateur, humaniste et érudit français), Terre et ciel


Ping : Eco-terrorisme : un mythe ? « ACTA
Ping : Samedi 19 juin, Bordeaux – Expérimentation animale « ACTA